​EVE, le bracelet anti-agression de Mathilde Blondel et Romaric Delahaie sacré lauréat national du James Dyson Award 2019
​EVE, le bracelet anti-agression de Mathilde Blondel et Romaric Delahaie sacré lauréat national du James Dyson Award 2019

Paris le 19 septembre 2019 : Deux jeunes étudiants de l’UTC – l’Université Technologique de Compiègne – ont développé un bracelet anti-agression après avoir constaté que 7 femmes sur 10 avaient déjà été suivies dans la rue. Ce bracelet est non seulement préventif mais surtout réactif. Il permet aux victimes de signaler toute agression éventuelle subie et de réduire le temps d’intervention pour la protection de la personne.

 
Un constat alarmant
En France, les chiffres sont sans appel : 8,2% femmes âgées entre 18 et 29 ans ont déjà subi une agression physique ou sexuelle. Les bombes lacrymogènes et poivrées, les sifflets et autres moyens d’alarmes se sont avérés peu efficaces car le processus de déclenchement était beaucoup trop complexe face à une situation d’urgence et peuvent être utilisés contre la victime.  Des échanges avec la police ont permis aux deux étudiants de comprendre l’ampleur du problème : les victimes sont souvent impuissantes face à l’agresseur et ne peuvent pas prévenir les secours ou activer leur outil d’auto-défense soit en raison d’une paralysie liée à la peur soit parce que leur agresseur leur en empêche. Mettant à profit leurs connaissances en design et nouvelles technologies, Mathilde et Romaric travaillent donc sur une solution visant à contrer ce problème et en sont venus à l’idée d’un bracelet anti-agression, qui peut être utilisé par les femmes comme un outil d’auto-défense à part entière.
 
Une solution efficace et innovante
Cette année, les membres du jury composé de Fabrice Pincin, Designer Enseignant Chercheur chez Kedge Design School, Responsable de la formation Continue et Président de Marseille Design Méditerranée, Alexandre Fougea Designer chez Akonite et professeur à l’ENSAD et Henri-Pierre Penel journaliste pour Sciences et Avenir ont choisi de récompenser le travail et l’innovation derrière EVE. Ils soulignent notamment qu’il s’agit d’un réel problème qui est traité et que la solution proposée est complète même si celle-ci nécessite encore quelques ajustements.
 
Mathilde et Romaric ont cherché à développer un bracelet à la fois petit, léger et accessible tout en mettant l’accent sur l’efficacité de leur solution.
 
EVE se compose en deux parties : la première partie renferme toute l’électronique tandis que la seconde permet au bracelet élastique d’être fixé au poignet de l’utilisatrice. Le binôme a notamment intégré à son processus de création la dimension urgente dans laquelle le bracelet pouvait être amené à être déclenché. Sa conception a également été pensée afin de ne pas risquer d’être utilisée par inadvertance grâce à un système précis de déclenchement de l’alerte.
Enfin, EVE n’utilise que les matériaux nécessaires et indispensables pour sa performance et dans l’optique d’une production à large échelle.
 
Des ambitions pour développer ce concept innovant
Mathilde et Romaric sont bien décidés à ne pas s’arrêter là. Ils pensent déjà à déployer cette solution à travers le monde et à élargir les potentiels utilisateurs tels que les sportifs, les personnes qui travaillent dans un cadre reculé ou même les enfants, avec toujours pour but d’alerter en cas de danger. Ils souhaitent donc adapter leur solution à différents formats afin de maintenir son efficacité tout en ajustant les paramètres tels que les personnes ou services à prévenir en cas de danger et la définition des niveaux d’alertes.
 
« Nous nous sommes beaucoup investis tout au long de l’année, et savoir qu’un jury de professionnels
a apprécié notre travail est très gratifiant. Nous sommes maintenant impatients de découvrir la suite car ce premier objectif atteint nous ouvre de nouvelles perspectives. Nous allons pouvoir aller plus loin dans le développement du produit et réaliser notre projet jusqu’au bout pour soutenir les femmes. »
expliquent Mathilde Blondel et Romaric Delahaie.
 
Les finalistes
 

Quand un crabe s’invite à la maison – Amandine Guidez – Le LAAB , lycée Bréquigny

Quand un crabe s’invite à la maison est un projet visant à faciliter la vie des patients qui suivent une chimiothérapie. Cette solution leur permet de dormir, se laver et de se déplacer tout en continuant à suivre leur traitement. Aujourd’hui la chimiothérapie qui est effectuée à l’hôpital est longue et contraignante : pour certains patients il faut mettre entre 20 minutes et 3 heures pour se rendre à l’hôpital pour ensuite rester au minimum 6 heures sur place pour la diffusion de la chimiothérapie. A partir de 2020, dû à l’allongement de la durée de vie et dû au raccourcissement des hospitalisations, 80 % des personnes atteintes d’un cancer seront soignées à domicile. Aujourd’hui les objets permettant de faire cette chimiothérapie à domicile sont très contraignants. Une fois chez lui le patient rencontrera divers problèmes : la diffusion de la chimiothérapie pouvant durer de 1 à 5 jours, il est donc important pour lui de continuer de faire ce qu’il fait au quotidien ce qui est difficile avec les systèmes existants. Cette gamme d’objets permet donc d’accompagner le patient dans sa chimiothérapie à domicile afin de rendre plus confortable son traitement. Le sac qui permet la diffusion de la chimiothérapie est pensé comme une prolongation du corps afin de ne faire qu’un avec le patient. La poche contenant le produit se détache facilement pour pouvoir s’adapter au système qui permet au patient de prendre sa douche en toute sécurité puis au système qui permet de faciliter le sommeil. Le patch lui, est pensé comme un écusson afin de faciliter l’accès aux soins et d’éviter au patient de devoir sans cesse se déshabiller. Ces objets ont été créés en collaboration avec des patients, des ergothérapeutes, des oncologues, des infirmiers afin de répondre au mieux aux besoins du patient.

Revehô – Alexandre Albisser – Grenoble  INP

La Revehō DLG résout le problème du transport de la guitare, instrument aussi répandu qu’encombrant. Première guitare complètement évolutive et démontable, elle rentre dans une housse compacte tout en conservant l’ergonomie d’une guitare traditionnelle. Cette guitare regroupe de nombreuses possibilités techniques et esthétiques qui en font la parfaite guitare pour qui veut explorer sa créativité. Elle est constituée de 5 sections démontables grâce à plusieurs systèmes de fixations aussi robustes que faciles à mettre en œuvre. Cette technologie permet d’assembler et de réaccorder l’instrument en quelques secondes, et de le ranger dans une housse d’ordinateur portable. Le facteur de forme est tel que la guitare est immunisée aux chocs, dans un format jusqu’à 6 fois moins encombrant qu’une guitare traditionnelle, et ce avec une ergonomie identique une fois assemblée. La guitare démontable est alors rendue modulaire et permet, contrairement aux guitares habituelles, d’apporter des évolutions tout au long de la vie de l’instrument. Enfin, un amplificateur et des systèmes embarqués associés à une application connexe permettent de jouer en complète autonomie et avec une polyvalence unique.

Contact presse
 
Thi Nguyen : thi.nguyen@dyson.com  – 01 81 69 27 43

 
 

A propos du concours
Le Brief : résoudre un problème par une solution innovante. Ce problème peut être une frustration à laquelle nous sommes tous confrontés dans la vie quotidienne, ou un problème mondial tel que la faim dans le monde. L’important est que la solution soit une solution efficace et bien pensée.
Les prix : le prix international : 33 500 € (et 5 500 € pour l’université correspondante), 5 500 € pour deux finalistes internationaux et chaque lauréat national reçoit 2 200 €.
Le processus : Les inscriptions sont d’abord jugées au niveau national avant de passer à la scène internationale. Un panel d’ingénieurs Dyson sélectionne une liste internationale de 20 inscriptions. Les 20 meilleurs projets sont ensuite examinés par James Dyson, qui désigne le lauréat international.
Le James Dyson Award est organisé dans 27 pays et régions du monde : l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, Hong Kong, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Corée, la Malaisie, le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, la Russie, Singapour, l’Espagne, la Suède, la Suisse, Taïwan, les Emirats Arabes Unies, le Royaume-Uni et les États-Unis.
 
Critères d’éligibilité
Les participants doivent être inscrits, ou avoir été inscrits au cours des quatre dernières années, pendant au moins un semestre, dans un programme d’ingénierie ou de design de premier cycle ou de second cycle dans une université d’un pays ou d’une région choisi(e) pour participer au James Dyson Award.
Dans le cas d’une inscription en équipe, tous les membres de l’équipe doivent être inscrits, ou avoir été inscrits au cours des quatre dernières années, pendant au moins un semestre, dans un programme d’ingénierie ou de design de premier cycle ou de second cycle dans une université d’un pays ou d’une région choisi(e) pour participer au James Dyson Award. Un seul devra être désigné et inscrit comme membre de l’équipe.
Depuis sa création il y a 15ans, le James Dyson a contribué à hauteur de plus d’un million de livres sterling pour récompenser les projets les plus innovants tant au niveau créatifs qu’au niveau ingénieux. Afin d’aider les finalistes à développer leurs idées chaque année, ceux-ci remportent près de 33 000€ et chaque finaliste national reçoit près de 2 200€. Contrairement à d’autres concours, le James Dyson Award conserve tout droit de propriété intellectuel.


Au travers du James Dyson Award, James Dyson a voulu montrer son engagement auprès des ingénieurs et leur montrer qu’il leur est possible de changer le monde. Le Dyson Institute of Engineering and Technology, la Fondation James Dyson et le James Dyson Award incarnent cette volonté de valoriser le travail des ingénieurs, de les encourager à mettre en œuvre leur savoir théorique et de découvrir de nouvelles façons d’améliorer le quotidien en faisant appel à la technologie.


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