Le lauréat national du James Dyson Award 2016
Le lauréat national du James Dyson Award 2016 est
Freewheelchair de Colin Gallois & Xavier Garcia
(Université de Technologie de Compiègne)

Paris, le 8 septembre 2016 : Cette année encore, les étudiants et jeunes diplômés des écoles de design et d’ingénierie étaient nombreux à soumettre leurs projets au James Dyson Award.  Le lauréat français 2016 est Freewheelchair, un système de roues adaptable à tous les fauteuils roulants afin de faciliter les déplacements des utilisateurs et leur apporter un confort tout en améliorant leur sécurité. Après avoir remporté l’étape nationale, les porteurs de projet, Colin Gallois et Xavier Garcia, étudiants de l’UTC (Université de Technologie de Compiègne) accèdent à l’étape supérieure et vont donc tenter de remporter le prix international de la compétition tout comme les 4 autres projets finalistes français. 

 

Pourquoi Freewheelchair ?

Colin Gallois et Xavier Garcia, deux étudiants en Ingénierie du Design Industriel à l’Université de Technologie de Compiègne, se sont intéressés au quotidien des personnes à mobilité réduite qui sont des millions à utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer. En travaillant directement avec des personnes confrontées aux problèmes liés à l’utilisation des fauteuils roulants, ils ont pu identifier les points sur lesquels il était nécessaire de travailler. Ainsi, ils ont constaté que l’utilisation prolongée des fauteuils entraîne des frictions des mains de son utilisateur avec la main courante et donc des dommages corporels importants, surtout lorsque le fauteuil est utilisé à raison de plusieurs heures par jour. Jusqu’alors, il était impossible de se déplacer avec  un fauteuil roulant manuel sans être en contact avec la main courante étant donné qu’elle est  liée à la roue en fonctionnement. Il a donc été primordial de mieux comprendre les besoins des principaux concernés afin de développer une solution adaptée. 

Comment Freewheelchair fonctionne ?

Freewheelchair est un système de roues-libres composé d’un moyeu et d’une main courante qui s’adaptent à tous les fauteuils roulants. Grâce à une main courante repensée, qui fonctionne directement avec le moyeu et non pas avec la roue, Freewheelchair permet à son utilisateur de maintenir sa main sur la main courante même lorsque la roue est en action et de freiner sans que cela nécessite un frottement avec les mains grâce à un système de « rétropédalage ». Ainsi, le moyeu et la main courante fonctionnent en roue-libre. La forme de la main courante a par ailleurs été retravaillée pour s’adapter à la main de l’utilisateur. La zone de préhension a été élargie et limite ainsi les contacts des doigts avec les rayons de la roue.

Grâce à Freewheelchair, les personnes à mobilité réduite bénéficient d’un confort à la fois dans l’utilisation et leurs déplacements. Les mains ne sont plus en contact direct avec la roue en action ce qui élimine les frottements et donc les brûlures et blessures liées à l’utilisation du fauteuil.

« Freewheelchair n’est pas un fauteuil roulant, mais bien deux roues préassemblées et prêtes à être montées sur des fauteuils existants dans le but de rendre cette technologie accessible au plus grand nombre, » Colin Gallois et Xavier Garcia, à l’origine du projet.

Qui sont les projets finalistes ?

Les 4 autres projets français finalistes, également en lice pour la prochaine étape du concours sont :

Inward flow permits different pressures

Hydr. – Giulio Dupuy-Urisari – Strate

Responsabiliser les utilisateurs dans leur consommation d’eau

S’inspirant des anciens téléphones muraux, l’écoulement de l’eau est activé lorsque le pommeau de douche est décroché de son support et s’arrête lorsque le pommeau revient sur sa base grâce à un système d’électrovannes internes. L’utilisateur est donc incité par ce biais à couper l’eau en posant tout simplement le pommeau lorsqu’il n’en a pas besoin. Cela permet donc de limiter sa consommation d’eau et optimiser son temps de lavage afin d’éviter le gaspillage. 

Moka – Victor Hu & Marine Gokelaere – Strate

Soigner le moustique pour soigner l’hommeFace à la prolifération de moustiques et des maladies qu’ils sont susceptibles de transmettre tels que le chikungunya, le paludisme, zika ou encore la dengue, ce dispositif urbain qui permet de lutter contre les risques de transmissions en utilisant un système sans danger pour l’insecte ni pour la population. En effet, il ne s’agit de tuer l’insecte mais de l’attirer afin de le nourrir et de le vacciner pour éliminer les différentes maladies qu’il propage. Moka est un dispositif respectueux de l’environnement et de la biodiversité puisqu’il protège la chaîne alimentaire tout en rendant le moustique inoffensif.

http://jda-44a8.kxcdn.com/wp-content/uploads/2016/07/usr-3835-img-1468964854-2b753-475x356.jpgDelta Demeter– Alexandre Guglielmi, Pierre Salles, Nirina Rabson – Ecole Centrale de Marseille

Une serre intelligente qui s’adapte aux plantes

Le chocolat connaît un engouement mondial et les fruits des cacaoyers qui servent à sa fabrication sont très demandés. Cependant, la production actuelle a du mal à faire face à cette demande. L’arbre évolue en effet dans des conditions climatiques et géographiques très particulières, ce qui complique sa culture. Dela Demeter est une serre intelligente qui permet de recréer n’importe quel climat pour offrir aux cacaoyers comme à toutes les plantes l’environnement idéal pour qu’ils puissent s’épanouir. Grâce à une base de données, les caractéristiques référencées pour optimiser l’évolution de chaque plante sont paramétrée électroniquement. Ainsi, le taux d’humidité de l’air et de la terre, la température, l’intensité de lumière optimale vont permettre à la plante de se développer pleinement. 

Rocking Glass– Cécile Vico – ENSAAMA

Un verre à bascule pour mesurer le niveau d’eau

En travaillant bénévolement chez les Auxiliaires des Aveugles à Paris, Cécile Vico à l’origine du projet s’est rendue compte que les personnes déficientes

Visuelles n’avaient aucun autre moyen pour jauger du niveau de liquide versé dans un verre que d’y tremper le doigt. Persuadée qu’il y avait un autre moyen pour ne pas faire déborder le verre, elle a appliqué le principe du culbuto pour que le verre bascule pour indiquer qu’il a atteint son niveau de remplissage optimal. Et a travaillé sur l’épaisseur du verre afin de créer un rapport de force et d’équilibre lorsque le liquide est versé.

Le jury

 Anne Asensio, Vice-présidente « Design Experience » chez Dassault System

 Vincent Tordjman, Designer, scénographe, musicien

 Karim Fargeau, Directeur du Design chez Parrot

 Fabrice Pincin, Designer, enseignant, chercheur, Président du Centre  Design Marseille Provenc


NOTES :

Découvrez Freewheel chair en vidéo

Le James Dyson Award est présent dans 22 pays. Ce concours est ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés depuis moins de quatre ans issus d’écoles de design et d’ingénierie.

Ce concours est proposé par la Fondation James Dyson, qui a été créée en 2002, afin d’encourager les jeunes à penser de manière différente, de faire des erreurs, d’inventer et de prendre conscience de leur potentiel d’inventeur.

Lauréat international 2015

Créé par une équipe de quatre étudiants en ingénierie de l’Université de Waterloo au Canada, Voltera V-One permet  d’imprimer des prototypes de cartes à circuits imprimés. Développer des prototypes peut s’avérer très long et représente un coût non négligeable pour les jeunes inventeurs et les petites entreprises, notamment quand il s’agit d’y intégrer des cartes à circuits imprimés. Voltera V-One est un appareil de la taille d’une imprimante classique de bureau qui permet d’imprimer ces cartes en quelques minutes, raccourcissant ainsi les délais et limitant les coûts. L’équipe du Voltera V-One a expédié ses premières imprimantes en novembre 2015 et espère lancer la seconde vague prochainement.

Lauréat national 2015

http://www.jamesdysonaward.org/wp-content/uploads/2015/07/usr-1850-img-1435788884-9be93-572x356.pngMalgré les solutions apportées par les ONG pour offrir un accès à l’eau potable, celle-ci est souvent transportée dans des jerrycans dont l’hygiène est loin d’être suffisante. Partant de ce constat, Chloé Louisin et Nadine Nielsen, étudiantes de Strate – Ecole de Design, ont mis au point Wat’ Bag. Ce concept, inspiré du principe de « Bag-in-Box » traditionnellement utilisé pour le vin, est composé de trois éléments : une poche souple antiseptique qui conserve le liquide, un bidon rigide adapté au transport, et le bouchon.

Les prix:

  • Le lauréat international remporte la somme de  40 000 € et 7 000 € seront attribués à l’école ou l’université de l’étudiant.
  • Les deux finalistes internationaux remportent 7 000 € chacun
  • Les lauréats nationaux (un par pays) remportent 2 750 € chacun 

Les dates clés:

  • Ouverture des inscriptions le 18 février 2016
  • Clôture des inscriptions le 19 juillet 2016
  • Annonce des lauréats nationaux le 8 septembre 2016
  • Annonce de la sélection des ingénieurs-designers Dyson le 29 septembre 2016
  • Annonce du lauréat et des finalistes internationaux le 27 octobre 2016

Procédure d’inscription :

Les participants devront fournir des prototypes de leur projet et expliquer le processus de conception et ce qui les ont inspirés. Les projets soumis seront examinés par un jury national composés de professionnels de l’ingénierie, des sciences et du design. Vingt projets internationaux seront retenus par les ingénieurs-designers Dyson avant que James Dyson ne choisisse le lauréat international et les finalistes.

Les vidéos:

James Dyson annonce l’ouverture du James Dyson Award 2016

Lauréat international du  James Dyson Award 2015 – Voltera V-One

Qui peut s’inscrire au James Dyson Award?

Tous les  étudiants en design produit, design industriel ou en ingénierie (ou personne ayant reçu son diplôme au cours des quatre dernières années) ayant étudié dans l’un des pays et territoires  suivants: Allemagne,  Australie,  Autriche,  Belgique,  Canada,  Chine, Corée du Sud,  Espagne, France, Hong Kong,  Italie, Japon,  Malaisie,  Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni,  Russie,  Singapour,  Suisse,  Taïwan et Etats-Unis peuvent s’inscrire au James Dyson Award.